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Et les vacances « fus »

Créé par le 11 juin 2013 | Dans : Société

bienvenue le moment où tout le monde, surtout les élèves se reposent. En Europe c’est le moment de faire des voyages et de découvrir d’autres pays. Au Cameroun c’est le moment pour beaucoup de se faire de l’argent.

« Je vais vendre de l’arachide comme c’est la saison » affirme une fillette de 12 ans à peine sorti de la salle de classe. dorénavant préparez vous à retrouver sur les trottoir les enfants de tout âge avec des fruits, du chewing-gum , des arachides et lotus entres autres et ne tardez pas à débourser 50 frs ou 100 frs à ces jeunes qui ne cherchent que comment payer leurs cahiers à la rentrée au pire aller jouer au poker, pari foot ou autres jeu de distraction. et puis tant pis si au passage un conducteur un peu fou perd ses freins et termine sur l’un de ses enfants qui représentent l’avenir de demain que les parents ont tôt de les utiliser pour faire des rentrer d’argent, ou encore que ces même parents soient très occuper à chercher eux même de l’argent qu’il en oublient même qu’il pont des enfants à faire nourri. d’un autre côté ne perdons pas de vue que le travail éloigne de nous trois grand maux (l’ennui, le vice et le besoin) donc il ne faut pas trop en vouloir à ces enfants.
éloigner de nous les maux, c’est bien mais rapprocher les enfants d’autres maux c’est pas sérieux. Au carrefour l’enfant à l’occasion de se frotter à tout type de personnage. il y’en a qui vont finir au bout de ces trois mois à le détourner. ce serait mieux encore que votre enfant deviennent bandit peut être ou enfant de la rue parce qu’il a suivi certains de « ses camarades » de ventes. non je ne vous le souhaite pas. les enfants, ils s’éduquent à la maison loin de tout dangers. mais en route c’est l’endroit propice pour les viols, surtout des fillettes et des jeunes filles. ou encore aux meurtres pour vendre les organes ou encore au vol d’enfants pour celle qui n’ont pas eu la chance d’en avoir. et c’est encore la source fiable pour ceux qui pratiquent la magie. je ne vous apprends rien n’oubliez pas la jeune collégienne morte après avoir laissé le chat téter ses seins, ou encore les jeunes filles mutilées à Minboman. Chers parents c’est le moment de protéger vos enfants au lieu de les envoyer dans la gueule du loup tout seul.
je ne finirai pas bien sûr sans vous donner des astuces ou autres conseils qui vous seront certainement plus utiles que si je les garde pour moi toute seule: pour éviter que votre enfant vadrouille à ne rien faire au quartier, pour les filles apprenez lui à faire la cuisine pour le garçon à veiller sur la maison et ses frères et soeurs. mieux encore inscrivez les au cours de langue, de chants, de danse et pourquoi même pas de Judo; le but c’est de rendre profitable leurs vacances pour qu’a la prochaine rentrée il y vont avec quelque chose de bien et d’instructifs mais qu’au final ils se soient amusés. trouvez les idées pour distraire votre enfant et pourquoi pas de lui apprendre sur le même temps d’autres choses que les bics et les cahiers. pourquoi pas, les envoyer chez les grands parents mais toujours qu’ils soient suivis tout au long des vacances.
bonnes vacances à toutes et à tous et à bientôt le bilan.

Et si les femmes respectaient leur journée!!!!

Créé par le 06 mar 2013 | Dans : Société

Jour J-2 pour la journée du tout est permis aux femmes. Erreur fatale a ne plus commettre. l’on n’oublie la places reservée aux femmes. nos aieuls savaient respecter la femme parce que celle-ci se faisait respecter. mais aujourd’hui »hui l’on a perdue toutes ces valeurs. Place à l’anarchie (égalité entre la femme et l’homme)!

les foyers se brisent, l’on laisse les enfants affamés pour aller soulever les Kabas, mais personnes ne se plaints. l’on abuse de l’alcool et l’on se fait violer, ou l’on trompe son mari volontairement, mais rien ne parait inquiétant. A quoi s’attend t-on quand on réclame l’égalité, alors que l’on ne peut pas jouir de cette journée du 08 mars pour montrer de quoi l’on est capable. mais non, l’on renforce encore et encore cette idée selon laquelle la femme doit être soumise, elle est un danger pour la société.

femme, mère de la nation, en cette journée ou nous devons nous valoriser, respectons nos places, faisons nous femmes et soyons intelligentes et réflechissons, agissons avec tact et partimonie. Après cette journée, vous êtes toujours femmes!!!!

Désiré Manirakiza, Sociologue

Créé par le 30 nov 2012 | Dans : Société

«Les brocantes résolvent les problèmes de consommation des populations camerounaises subjuguées par les produits provenant de l’Europe. »

Aujourd’hui l’on remarque de plus en plus de brocantes au Cameroun. Quelle explication pouvez-vous ressortir ?

Le phénomène de la brocante n’est pas en soi nouveau, mais son développement est le fait d’une époque : celle du machinisme et de la société de la consommation. Dans les sociétés industrialisées d’où partent les objets qui font le bonheur des brocanteurs et celui des Camerounais, la consommation est devenue un enjeu majeur dans les stratifications sociales. Les groupes sociaux, pour marquer la distance sociale d’avec les autres croient pouvoir se réaliser en ayant chez eux des objets inédits, ceux-là même dont la performance est sublimée et ventée par les professionnels de la publicité. Cette recherche de l’inédit induit, à n’en point douter, une accumulation des objets dont la surabondance, en absence d’un déversoir, peut se révéler encombrante. Mais, éviter d’être ringard a un coût qui, s’il peut être supporté par les consommateurs des pays développés dont le pouvoir d’achat est encore élevé malgré la crise économique, pose des problèmes dans les pays moins avancés comme c’est le cas du Cameroun. On se retrouve ainsi en face de deux interrogations opposées : comment se débarrasser du trop plein d’objets pour les citoyens des sociétés du nord, d’une part, et comment acquérir le meilleur objet, mais à moindre prix, pour les Camerounais, d’autre part. À ces deux types de préoccupations visiblement contradictoires, le marché de la brocante offre une partie de la réponse, dont les enjeux vont au-delà d’une simple consommation.

Pourquoi cette attirance de la population pour des objets déjà utilisés, surtout si l’on met en exergue les risques de santé et d’environnement liés à ces produits ?

D’emblée, il faut rappeler que tout le monde n’est pas au courant des risques que représentent le fait, par exemple, d’arborer un sous-vêtement qui a été porté par quelqu’un d’autre. Et même si cette opinion était à la portée de tout le monde, rien ne dit que les consommateurs allaient changer leur affection pour les produits made in Europe et, ce, pour trois raisons au moins. La première est liée à l’absence, sur le territoire nationale, d’industries capables de fabriquer les mêmes objets que ceux proposés par les brocanteurs, alors même que les populations, embarquées dans l’ère de l’automatisme, ont déjà ou presque perdu les réflexes mécaniques dans l’accomplissement de certains actes de la vie quotidienne : une jeune fille de 2012 a plus de mal à écraser l’arachide ou la tomate sur une pierre que ne pouvait l’avoir sa consœur d’il y a quelques décennies. Du coup, celle-là sera plus séduite à l’idée de s’acheter un moulin à légumes qui, tout en lui faisant gagné du temps, lui procurera une patte convenable aux usages de l’heure. N’oublions pas que la publicité de ces objets s’accompagne d’une rhétorique dont la volonté manifeste est de marginaliser les anciennes manières de faire, afin de créer une clientèle. Même si ces entreprises existaient, et c’est la deuxième raison, rien ne dit que les populations allaient les fréquenter au même titre que les brocantes, à cause de l’extraversion qui caractérise l’homme africain en général et le Camerounais en particulier. Ici et là en Afrique, en effet, les gens sont attirés par ces objets parce qu’ils symbolisent un ailleurs lui-même sublimé : l’Occident. Avoir, parmi ses ustensiles de cuisine ou dans sa garde robe, une micro-onde ou un chemisier d’origine occidentale semble conférer, dans les imaginaires populaires, du prestige. À cela s’ajoute,
troisième raison, le pouvoir d’achat qui est faible et ne permet donc pas à ce que tous les citoyens camerounais puissent se procurer des objets neufs. Ces derniers sont d’ailleurs soupçonnés, depuis l’intrusion et le développement du marché chinois, de piètre qualité, et font donc plus craindre une perte d’argent que de procurer de l’assurance d’avoir acquis un bien durable.

Quel avenir pour la bocante au Cameroun ?

La brocante a un avenir radieux, malgré les dégâts qu’elle fait peser sur le tissu industriel national, comme cela se donne à voir dans le domaine de l’habillement où la friperie a carrément étouffé l’industrie vestimentaire (CICAM) qui ne compte désormais que sur une clientèle de type cérémonial. D’une part, tant que le Camerounais va consommer ce qu’il ne produit pas, et produire ce qu’il ne consomme pas, et tant que notre pouvoir d’achat sera moindre, il est fort à craindre que le Cameroun reste le déversoir des produits utilisés de l’autre côté. D’autre part, la brocante résout un certain nombre de problèmes sociaux réels, qu’ils aient été construits par les médias ou imposés par les temps qui courent. Faisant partie du secteur informel, elle donne de l’emploi à nombre de Camerounais dans un pays où plus de 90% de la population se débrouille dans le secteur informel. Donc, au-delà de la fonctionnalité des objets qu’elle propose, la brocante est écosystème social où se côtoient plusieurs acteurs qui se chargent et se chargeront, contre vents et marrées, de sécuriser (dans le but d’une pérennisation) un secteur qui, pour faire corps avec le langage populaire, nourrit son homme.

Propos recueillis par Errol Ngagom

Les sociétés secrètes

Créé par le 30 nov 2012 | Dans : Société

Au Cameroun, certaines tribus disposent d’un cercle appelé communément secte ou société secrète dont les pratiques laissent quelquefois les habitants apeurés.

« On l’a vendu dans le « famla». C’est l’une des phrases que les camerounais prononce régulièrement.  Toute mort suspecte ou maladie sortant quelque peu de l’ordinaire est tout de suite taxée de sorcellerie ou de secte. Cette réalité est issue des rites et coutumes des différentes tribus que compte le Cameroun. Cette assertion, montre un Cameroun façonné par une prépondérance de surnaturel : enfants, on grandit tous avec la peur des autres tribus pour leurs pratiques. Les Douala sont complices des esprits des eaux, qu’ils magnifient pendant le Ngondo. Le Bassa ‘a pratiquent le Mesong, les pygmées parlent aux esprits des animaux tandis que les Bamilékés font le culte des crânes et parlent à leurs ancêtres. Leurs notables et chefs traditionnels sont des magiciens en puissance. Dans les différentes régions du Cameroun on y retrouve de diverses manifestations.

Louis Perrois et Jean-Paul Notué ont écris dans Rois Et Sculpteurs de L’Ouest Cameroun : La Panthère Et La Mygale « Chez le Bamiléké, la croyance au « Famla », est liée à un arbre appelé « jau » qui pousse en brousse et qui a la possibilité de se déplacer. Toute personne voulant en être membre devra en possédé un lambeau d’écorce » expliquent-t-ils. Il gagnera beaucoup plus d’argent à condition de livrer 9 personnes de sa famille. Aussi, le chef du village a des pouvoirs assez étendus au plan mystico-religieux et administratif. Le « Fo » est le symbole de l’unité et de la force du peuple. Mais au plan de la communication avec les ancêtres et Dieu, c’est presque toujours le Conseil suprême de notables (le Conseil des 9) qui en a la prérogative. Les chefs bamiléké sont généralement désignés par le nom de Namtchema (lion), ou autres noms de louange tels que « mbelong », « ô dze », ou même par des entités totémiques qu’ils possèdent. Ces chefs du village, sont entourés par un certains nombres de personnes qui détiennent des pouvoirs. « Ils veillent sur le chef et sur le village, sont chargés de faire le « mauvais boulot » que d’autres ne peuvent pas faire », explique un notable.

Les masques et les interdits

Cette société secrète se retrouve aussi chez les Bassas. Les membres du « Ngué », se déplacent masqués et sont très important pour le village. Ils œuvrent comme la police et détiennent tous les secrets de celui-ci, c’est eux qui enterrent le chef à sa mort. Les femmes ne peuvent et ne doivent pas les voir, les enfants aussi. Ceux-ci ont « développé une peur des petits trous que les « Ngué » creusent pour ensevelir les corps ; ces trous sont à deux compartiments », raconte William T., Bassas. Dans ce même clan, il y a une danse appelé le « Dingo » qui traite les maladies graves. A l’aide d’incantations et des danses faites par les membres autour du malade, le patient entre en transe et va dans la brousse trouver son remède que ses ancêtres lui auront conseillé.

Dans le Sud-Ouest aussi, chez les Bakossi, comme rapporte Holle, ils y’a des danses pour les hommes et pour les femmes. « Ahon » pour les femmes et le « Muankum », pour les hommes. C’est durant certaines cérémonies qu’ils exécutent leurs pas, qui font aussi entrer les futurs membres en transe. Toujours dans le Sud-Ouest, chez les Bayangui, il y a le « bessem bonghondem ». Cette pratique est utilisée pour parler aux personnes déjà mortes. Seuls les initiés, ou « ceux ayant reçu certaines marques de leurs vivants », peuvent rentrer en contact avec les vivants pour donner leurs dernières recommandations. Faits réels ou fruits de l’imagination des uns et des autres, le Cameroun baigne dans de nombreuses pratiques traditionnelles, dans une relative ambiance de « surnaturel ».

 Errol Ngagom

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Un bébé de 13 mois violé

Créé par le 15 sept 2010 | Dans : faits divers, Société

Yaoundé 

Un bébé de 13 mois violé 

L’auteur présumé du viol, âgé de 60 ans,  a été interpellé samedi dernier par la brigade de gendarmerie de Biyem-Assi. 

 

Un homme de 60 ans dont le nom n’a pas été dévoilé, est en garde à vue depuis quatre jours, à la  brigade de gendarmerie de Biyem-Assi. Il a été arrêté à son domicile samedi dernier. Il est soupçonné d’avoir violé un bébé de 13 mois. Affirmation fondée par la mère de la victime, après un constat fait par cette dernière. L’incident s’est produit au quartier Mendong, non loin de la brigade dans laquelle le présumé coupable  est détenu.                                     

La découverte a été faite par Alice, mère de la victime. Alors que celle-ci se rendait au marché pour faire des courses,  elle choisi de laisser sa fille Daphné sous la garde de sa voisine, comme d’habitude. A son  retour, elle se rend directement au domicile de la voisine récupérer son enfant. Elle y retrouve son bébé en larmes. Une fois à son domicile, Alice décide de  nettoyer sa fille. En enlevant les vêtements du bébé, elle dit avoir retrouvé du sang dans la couche. Conseillée par ses voisines, Alice prend donc la décision d’amener Daphné dans une clinique du coin, pour des examens médicaux. Selon le médecin de la clinique, l’enfant est victime de viol depuis quelques semaines.  « Cela fait exactement deux semaines que ma fille n’est plus la même. Elle est devenue agressive et  très nerveuse», se rappelle alors la mère de la victime. Pour Alice, les soupçons portent sur le père de sa voisine.  «  J’ai directement pensé que c’est lui le coupable, car il était le seul homme présent dans cette maison ce jour là » a-t-elle affirmé. N’ayant pas trouvé de trace de sperme lors du prélèvement, le médecin a expliqué que le  coupable se serait servi  d’un  préservatif. Alice  décide donc de mettre  son mari au courant de l’affaire.  Ce dernier courroucé, se rend à la gendarmerie de Biyem-Assi, sis à Mendong. Interpellé, le présumé coupable nie les faits. Les enquêteurs attendent désormais des preuves plus tangibles pour déférer le suspect. Il faut relever qu’il y a deux ans dans le même secteur, une fille de 7 ans a été retrouvée morte après avoir été violée et battue. Jusqu’ici, le coupable n’a pas encore été appréhendé. 

Estelle BEBENG

Viols incestueux

Créé par le 02 sept 2010 | Dans : Liens, Réactions, Société

Briser le silence, et après… 

A peine 5%  des présumés violeurs qui arrivent à la barre sont condamnés. Des chiffres qui n’encouragent pas les victimes à dénoncer leurs bourreaux.

 

Marie B. est violée par son père depuis plus de 10ans. Aujourd’hui, son bourreau lui demande un bébé. Yvan M. était régulièrement sodomisé par son père sous la douche, à l’âge de 10 ans. Ce sont quelques cas relevés mercredi dernier, par Christian Batchegane, directeur du cabinet de conseil en communication Chrisbat et promoteur de la campagne de sensibilisation contre les viols incestueux. C’était à l’occasion d’un point de presse à l’hôtel des Députés.

Les viols dits domestiques gagnent en intensité. Des chiffres l’ont révélés ici et là dans la presse ces derniers temps. Huit filles sur 25 et sept garçons sur 33 sont victimes de viols intrafamiliaux. Un effet de mode ou de sorcellerie ? Christian Batchegane s’interroge. Des spécialistes évoquent des causes à trois niveaux.

La victime souvent envahie par le sentiment de culpabilité et de honte ou psychologiquement manipulée par son bourreau, préfère garder le silence. Parfois, le viol se passe au vu et au su de la famille qui, stigmatisée en elle-même a tendance à « laver le linge sale en famille ». Le plus grave enfin, c’est le taux élevé d’impunité des présumés coupables. Des résultats d’enquêtes du GTZ de l’année dernière montrent que, sur 85% des cas de viols incestueux, seulement 7% des présumés violeurs arrivent à la barre. Et à peine 5% d’entre eux sont condamnés. Comme plusieurs autres victimes, Marie B. est menacée de mort par son bourreau, au cas où elle le dénoncerait. Son silence est encore plus assourdissant que ce dernier, Haut commis de l’Etat, « a des relations » partout.

Pourtant, le code pénal camerounais condamne le viol de 5 à 10 ans d’emprisonnement, double la peine et va même jusqu’à la prison à vie lorsque l’agresseur est une parenté.

C’est sous cet angle que le Chrisbat conseil a placé cette campagne sous le thème : « Viol domestique des enfants  au Cameroun : Etat des lieux, prise en charge, sensibilisation, prévention et cessation », malgré l’absence remarquée d’un homme de loi sur le panel du point de presse de mercredi dernier.

Sandrine KOUME

- Le sujet intéresse le public

Témoignages  

 

 « J’ai été violée par mon père pendant plus de cinq ans » 

22 ans et aujourd’hui étudiante en 3ème année à l’université de Yaoundé I, Joëlle C. témoigne

 

« Tout a commencé lorsque j’avais 16 ans. J’étais élève en classe de 4ème. Mon père est venu me trouver un jour pour me dire qu’un marabout lui a dit qu’il est en danger de mort. Et que sa seule chance de survivre, s’était de coucher avec sa fille.

Notre père était la seule source de revenue de toute la grande famille. Il était le seul à avoir réussi et nous savions qu’aucun de nos oncles ou tantes paternel et maternel ne prendrait soin de nous, si jamais quelque chose lui arrivait. En plus, aucune de ses deux femmes, dont ma mère ne travaillaient. Je suis l’aînée d’une famille de plus de dix enfants. Ce qui faisait de moi selon mon père, celle de qui dépendait le bien de la famille. Ne voulant pas céder à ces caprices, il me traitait d’égoïste, de méchante. Car disait-il, j’hypothéquais mon avenir et celui de mes frères parce que je ne pensais qu’à préserver mon corps. Je lui ai finalement cédé.  

Il m’a ensuite dit que ce même marabout avait demandé qu’il renouvelle le traitement autant de fois que possible, mais je voyais bien  qu’il y avait pris goût. Lorsqu’il me faisait l’amour, j’étais en pleurs. Et lui, il me consolait et me comblait ensuite de cadeaux comme les hommes font pour les femmes qu’ils aiment. Parfois même, c’était des revues pornographiques qu’il m’offrait. Il disait qu’il voulait inciter en moi l’envie de le faire. J’étais la seule qui avait le droit de faire son repas. Je devais m’occuper de ses habits. Et lorsque j’avais été têtu ou surprise avec un garçon, pour que le problème s’arrange, il fallait que je lui cède à nouveau. Pendant six ans, on l’a fait partout. Dans ma chambre, dans les auberges et hôtels de la ville, au village… Sa stratégie pour que je vienne avec lui était qu’il me demandait de l’accompagner quelque part devant mes mamans et mes frères.

Mon père et moi avions développé une véritable amitié depuis ma tendre enfance. Ce qui faisait que personne ne pouvait donc soupçonner ce qui se passait entre nous, pendant les heures que nous passions seuls dans ma chambre ou quand nous sortions. 

J’étais confuse. Car, je savais que ce n’était pas bien, je voulais que cela cesse. Mais je pensais à ma scolarité et à celle de mes petits frères. Je pensais à toute la famille qui se brisera, à ma mère qui en souffrira et enfin au monstre de mon père que je n’arrive pas à détester. Je ne comprenais pas d’où pouvais lui venir ce genre d’envie. Il avait fait de grandes études, avait voyagé un peu partout dans le monde et est devenu un très grand professeur en sociologie à l’université de Yaoundé I. J’avais le choix d’aller me plaindre au Ministère des Affaires sociales. Mais en ébruitant l’affaire, aurais-je la solution à mon problème ? Et puis comme il le disait lui-même, j’étais trop impliquée pour que quelqu’un, me croit. Devant la barre, ce serait ma parole contre la sienne. Le plus dure à avaler c’est que, si je m’en tiens aux dires de ma mère, de mes oncles et tantes, cet homme est mon géniteur. J’aurai même été conçue dans le cadre du mariage et loin d’eux l’idée que ma mère aurait trichée. 

Arrivé en classe de Terminale, j’ai décidé de mettre un terme à cette relation. Je ne dirai à personne dans la famille, et je me prendrai en charge. Il n’a pas compris ce changement radical car, désormais je lui tenais tête, même publiquement. A la maison et dans la famille, on  disait de moi que j’ai grandi. Il est allé jusqu’à me renier devant toute la famille, que ça n’a rien changé. Ensuite, il m’a demandé de partir de la maison si je n’abandonnais pas cette idée folle et si je ne lui faisais pas plus tôt un enfant. Ce que j’ai refusé.

Je suis restée là, pour mes petites sœurs. Il fallait que je veille sur elles. Heureusement, il n’a jamais montré aucun intérêt particulier pour aucune d’elles. Depuis, j’ai donné ma vie à Dieu et je lui ai tout pardonné. Cela fait quatre ans que  je paye ma scolarité et je m’occupe de mes besoins personnels, toute seule. Et même si je n’ai jamais atteint l’orgasme quand je suis avec un homme, je compte me marier et fonder une famille.»

Propos recueillis par Sandrine KOUME et Henrie Lucie NOMBI

 

« Mon père sodomisait mon petit frère sous la douche » 

Sandrine T. raconte l’horreur commise par son père

 

« On a tout découvert un soir. Il était environ 23h et nous regardions la télévision en famille. A  un moment, notre père a demandé à Yvan, notre petit frère de venir prendre un bain avec lui. Ils le faisaient d’habitude. Le matin avant de sortir, le soir avant d’aller se coucher et parfois même en journée quand papa trouvait que cela était nécessaire. Cela n’a donc pas attiré notre attention.  Quelques minutes plus tard, nous avons entendu Yvan pleurer.

Comme ils étaient toujours dans la douche, maman est allée  seule voir ce qui n’allait pas. Nous l’avons entendu crier et nous demander de venir voir ce que notre père était entrain de faire à Yvan. Quand nous sommes arrivés, Yvan était encore à quatre pattes sous la douche et papa était à genoux, derrière lui. En pleurs, Yvan nous a révélé que ce n’était pas la première fois que papa lui faisait ça. Chaque fois qu’ils allaient se laver ensemble, la même chose  se produisait. Yvan n’avait que 10 ans. Papa, inerte et le regard ahuri, n’a pu dire mot.

Au petit matin, maman a fait ses effets et est partie de la maison disant qu’elle ne pouvait pas continuer de vivre avec un assassin. Quelques jours plus tard, c’est papa, honteux, qui est parti à son tour. Lorsque notre mère a appris que nous étions restés seuls, elle est revenue à la maison.

Le petit frère de papa est venu s’installer à la maison. Il disait qu’il voulait nous aider. Mais nous nous sommes tout de suite rendu compte qu’il était pareil. Puisqu’une nuit, il a voulu me violer. Yvan a grandi, mais rien n’était plus comme avant. L’année dernière, lorsqu’il a eu 18 ans, il est parti de la maison sans crier gare. Jusqu’aujourd’hui, nous sommes sans nouvelles de lui et papa s’est comme volatilisé dans la nature. »

Propos recueillis par Sandrine KOUME

 

 

Quand Noël devient…

Créé par le 28 déc 2009 | Dans : Société

les fètes se poursuivent et vont bientot s’achever. les uns profitent de cte instant pour faire en une semaine ce qu’ils n’ont pas pu faire en 340 jours de l’année écoulée. Cécile 20 ans affirment qu’elle n’avait pas droit aux sorties mais comme se sont les fêtes, il est permis de tout faire et elle ne fait pas de cadeaux. A douala par exemple le 25 decembre, on pouvait voir les enfants de 3 à 10 ans dehors pour aller danser. les petites discotheques ont été ouvertes à cet effet et les acceuil à unprx dérisoires. c’est à 5 h heures du matin qu’ils cherchent la route de la maison.

A dire que le 25 decembre est le jour de la naisance de Jésus mort sur la crois pour sauver l’humanité. les chrétiens quant à eux ne sazvent plus comment fêter et en font une occasion de se divertir en oubliant la vraie raison. A ce ryhme là, où va le monde?

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