La marche à pied d’un lieu à un autre a déjà pris d’autre connotation dans le commun des hommes, et s’il nous permettait de découvrir les faces cachées de ces villes, quartiers ou rues que l’on survole chaque matin et soir.

« Quand j’étais étudiant, je vivais chez mon oncle à Yaoundé au quartier Bastos. chaque matin, il me donnait 200 frs pour me rendre à l’université de Ngoa-Ekellé où j’étais étudiant. Je gérai cet argent avec parcimonie, car il pouvait arriver que j’ai des photocopies ou autres besoin. Alors, je me levais très tôt et marchais à pied sur une bonne distance, et puis je prenais 100 Frs pour que le taxi me conduise sur le reste du chemin. je trouvai cela épuisant quelquefois, et il ne fallait pas que mes camarades pensent que j’étais pauvres surtout que je disais habiter Bastos. j’habitais en fait juste avant, dans les « elobi ». Au fur et à mesure que le temps passais, je me suis accommodé de cette marche à pied. je découvrais au jour le jour de nouvelle facette de la même route que j’empruntais depuis déjà 6 mois. Je me rendais compte en plus de l’exercice physique que cela me faisait faire, des noms des rues qui changeaient avec l’appellation des habitants, des différentes référence que les passagers donnaient aux taxi men. bien que quand je rentrais la nuit, je savais bien que l’on pouvait m’agresser, mais cela m’a permis de comprendre la ville. j’ai fini par m’interroger sur la sociologie urbaine. Comment la population se fixe un lieu à partir des immeubles, incident ou habitat en lésant le nom d’origine des rues ou de quartiers. ce qui était encore intéressant c’était de regarder la façon de circuler des taxis et celui des piétons. » Témoignage d’un Dr en sociologie

Et si nous faisions comme lui, nous découvrirons certainement d’où viennent les noms des différents quartiers. j’ai éssayé, et j’ai compris que la vision d’une rue, ou quartier  à travers le véhicule, n’est pas le même quand l’on est à pied.